• Test de Need for Speed Undercover

    Quel est encore le problème ?

    Et oui, finalement la série des Need for Speed se porte mal en ce moment, découvrez avec Gamekult, l'incovénient du dernier
    opus en date, soit Need for Speed Undercover :

    Rapides et dangereux
     

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir
    Fast and Furious

    a encore frappé. Après avoir largement inspiré les épisodes

    Underground

    , le film de Rob Cohen alimente cette fois-ci le scénario d'

    Undercover

    : on y incarnera en effet un policier s'infiltrant dans une bande de furieux, amateurs de belles voitures et adeptes du grand banditisme à leurs heures. Pas franchement de quoi nous tenir en haleine pendant toute la carrière du jeu, mais il faudra s'en contenter, avec des séquences

    live

    mettant en avant des personnages aussi caricaturaux que mal joués. Et ce n'est pas la présence de Maggie Q (

    Rush Hour 2

    ,

    Mission Impossible 3

    ,

    Die Hard 4

    ) qui arrivera à faire remonter le niveau, c'est certain. Après un

    ProStreet

    castrateur, on retrouvera en tout cas ici une ville ouverte (Tri-City) assez vaste avec quatre quartiers très classiques : Palm Harbor (le centre-ville), Port Crescent (son port industriel) et Sunset Hills ainsi que Gold Coast Mountain, deux zones plus ou moins escarpées et gorgées de routes tortueuses. Le tout est à découvrir au cours des différentes épreuves proposées ou entre deux d'entre elles, même si l'on passera honnêtement très peu de temps à se balader librement dans Tri-City. Tout d'abord parce qu'elle ressemble davantage à une ville fantôme qu'autre chose, mais aussi parce que les épreuves s'enchaînent très rapidement en appuyant sur un simple bouton.



    Need for Speed Undercover (PS3)

    Sprints d'un point A à un point B, courses de

    checkpoints

    ou sur circuit, missions spéciales (comme des vols de voitures à ramener à un endroit donné sans trop les endommager et dans le temps imparti), fuites face à la police, poursuites quelconques et duels sur autoroute... Toutes ces épreuves se dérouleront tantôt sur des circuits fermés (mais avec du trafic, aussi discret soit-il, sauf sur l'autoroute), tantôt en pleine ville. Dans ce dernier cas, on choisira donc l'itinéraire que l'on souhaite. Nos occupations tourneront de toute façon toujours autour du même but : faire grimper notre réputation convoyeur et attirer l'attention des caïds du coin. Ce faisant, on gagnera de précieux bonus - des atouts convoyeur - améliorant de façon permanente les performances de toutes nos montures (moteur, transmission, nitro, admission d'air, suspensions, freins, pneus) mais aussi augmentant nos gains après chaque course et diminuant le prix des pièces au garage. Car au-delà de ce système,

    Undercover

    permet bien évidemment de personnaliser ses bolides et d'en acheter de nouveaux.



    Need for Speed Undercover (PS3)

    Grande force des

    Need For Speed

    post-

    Underground

    (à l'exception de

    ProStreet

    ), la partie customisation offre pour la deuxième année consécutive une panoplie de pièces beaucoup moins étoffée qu'auparavant. On pourra malgré tout toujours modifier l'apparence extérieure de ses montures avec une nouvelle peinture et quelques vinyles, mais aussi grâce à un kit carrosserie complet, un nouveau spoiler, des sorties d'échappement à faire frotter sur le premier gendarme couché venu ainsi qu'un capot qui va bien, en plus de jantes martelées bien sûr. Le manque de pièces disponibles pourra d'ailleurs d'une certaine manière être comblé par l'autosculpt, qui permet une fois encore de modifier à sa guise l'ouverture des entrées d'air sur son pare-choc avant par exemple ou la hauteur de flanc des pneus (sans influence sur le pilotage). Côté performances, on disposera d'une série de packs d'amélioration rangés par catégories : moteur, protoxyde d'azote (la nitro), admission d'air forcée, suspensions, arbre de transmission, freins et pneus. Là encore, rien d'exceptionnel, mais cela devrait suffire pour faire causer la bonne cinquantaine de véhicules présents, et il y a du beau monde. Jugez plutôt : Aston Martin DB9, Audi RS4, S5 ou R8, BMW M3 E46 ou E92, Bugatti Veyron 16.4, Lamborghini Murciélago LP640, McLaren F1, Pagani Zonda F, Porsche 911 GT3 RS ou Carrera GT côté européen ; Lexus IS F, Nissan R34, R35 et 370Z, ou encore la Toyota Supra pour le Japon ; et enfin les Chevrolet Camaro SS et Camaro Concept, mais aussi le Dodge Charger SRT8 Super Bee et les Ford Focus ST, Ford GT ou Shelby GT500 pour les amateurs d'américaines. Bref, du lourd, à défigurer à souhait donc via la partie personnalisation, mais aussi en course avec des dégâts physiques correctement rendus, à l'image de certains éléments de carrosserie qui finiront par lâcher prise. On remarquera toutefois que certains modèles sont indestructibles, tels la Lotus Elise. Etonnant.



    Super-flics

    Need for Speed Undercover (PS3)

    Au volant de ces bolides, on retrouve sans surprise le

    gameplay

    arcade propre à la saga, néanmoins pas toujours bien calibré dans cet épisode. Direction floue, inertie de la voiture trop importante, le pilotage n'affiche pas la précision des précédentes moutures, même si les choses auront tendance à s'améliorer en progressant dans l'aventure. Quelques réglages (moteur, suspensions, transmission, pneus et nitro) tenteront également de nous venir en aide, mais en vain la plupart du temps. Il faut dire que les débuts s'avèrent très décevants, la faute à ces petits soucis de maniabilité, couplés à des épreuves déjà jouées, et pas franchement passionnantes. Pire, Tri-City fait franchement pitié à voir avec son trafic qui se limite à deux voitures croisées toutes les trois minutes (excepté lors des Duels sur autoroute, pour lesquels tous les véhicules de la ville sont visiblement réquisitionnés). Mais c'était semble-t-il le prix à payer pour avoir une partie graphique qui tienne un minimum la route, malgré un

    frame rate

    très instable sur PS3 (plus que sur Xbox 360), un sacré

    poping

    de textures par endroits et un gros manque de finition un peu partout (ombres grossières,

    bugs

    graphiques...). L'impression de vitesse ne risquera pas non plus de couper le souffle avant plusieurs longues heures de jeu, sans parler d'une nitro anémique. Bref, heureusement que la police viendra remuer un peu tout ça avec son énergie habituelle et ses véhicules

    cheatés

    .



    Need for Speed Undercover (PS3)

    De plus en plus pressante à mesure que notre indice de recherche grimpera, la maréchaussée ira jusqu'à se doter d'hélicoptères, de Porsche dernier cri et de herses bien fourbes pour nous tenir en respect lors de poursuites souvent disputées. Pour s'échapper de ses griffes, on pourra s'aider de la radio - calée sur la fréquence de nos poursuivants - mais aussi d'objets que l'on percutera joyeusement à toute vitesse afin de bloquer la route, et ce, tout juste avant d'aller se planquer dans une petite ruelle sombre qui ne sent pas très bon. Une chose est sûre, la police élèvera rapidement la difficulté du jeu, tout simplement inexistante dans les autres épreuves du jeu. Pour trouver un peu de challenge, on pourra aussi se glisser en ligne où se jouent des parties jusqu'à huit en sprint, sur des circuits ou bien dans des sortes d'arènes en mode Flics et Voleurs. Marrant cinq minutes, ce mode-ci place tour à tour les joueurs à la place des flics et des voleurs, les premiers ayant pour objectif d'arrêter les seconds, qui chercheront, eux, à récupérer de l'argent parachuté en jeu avant de le rapatrier vers une planque donnée. Vite répétitives, ces parties ont au moins le mérite de casser la monotonie du jeu, qui peine indéniablement à proposer un contenu prenant.

    Note : 4/10 Aïe !

    Test réalisé par Hosteel et Boone de Gamekult.com


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :